le soleil revient
jours paisibles
en pleine mutation
en pleine émotion
la musique des marteaux-piqueurs
s'arrêtent pour l'instant
suspendant mon temps arrêté
entre des paires d'yeux vides et glauques
le regard qui tue la vie
dit la haine entretenue par des belles paroles
hypocrites certes mais si belles
faible sourire d'un pari d'un défi
jeté tenu
pour une petite place
à travers leurs autoritarismes dissimulés
oh si bien
oh l'ami
qu'existe-t-il ici ?
d'une quiétude sociale
que nous reste-t-il ?
nos sensibilités
toujours en fleur
toujours
à fleur
VSR
Nanterre
juin 1990