26.7.04

laisses

laisses ta tête s'envoler vers des hauteurs incontournables
tout se tait de la violence du monde

le destin d'un homme
d'un enfant d'un être
de toi
de moi

tout se tait

et dans l'indifférence mutuelle
s'accrochent des lanternes

des appétits inassouvis
se sont clos

ils rôdent tout autour
tous autant

ils ne savent plus
qu'ils savaient un jour

un jour de bonheur
quand ils voyaient le soleil
s'embrasser sur les lèvres


VSR

1992